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Le danger sous-estimé des faibles doses de rayonnement

Le danger sous-estimé des faibles doses de rayonnement

Le premier Prix de l’Institut unifié de recherches nucléaires (Doubna, région de Moscou) décerné pour 2009 dans le domaine de la recherche appliquée l’a été non pas à des physiciens, mais à des biologistes. Une équipe de chercheurs du laboratoire de biologie radiative, conduite par la doctorante en biologie N. Chmakova, a montré que de faibles doses de radiation ionisante détériorent au sein des cellules un nombre de chromosomes de plusieurs fois supérieurs à ce que l’on pouvait penser en s’appuyant sur la théorie officiellement admise.

Ce résultat est d’une grande actualité, car de plus en plus de personnes sont confrontées à de faibles doses de radiation. Les rayonnements ionisants sont utilisés en médecine, dans la science, à des fins militaires ou tout simplement dans la production. Les vols d’avions à des altitudes élevées se sont intensifiés, de même que la recherche spatiale. Les tests des armes nucléaires, les rejets dans l’atmosphère consécutifs à des accidents survenus dans des centrales nucléaires et d’autres facteurs imputables à l’activité humaine accroissent le fonds radiatif de la Terre. C’est pourquoi il importe de bien comprendre quelles peuvent être les conséquences de ce rayonnement.

L’influence des doses de radiation moyennes et importantes est assez bien connue : plus les doses sont importantes, et plus importante est la nocivité de la radiation. C’est sur la base de cette logique qu’ont été établies les recommandations officielles pour évaluer les facteurs du risque radiatif. Ces règles, justes pour les doses élevées, ont été appliquées automatiquement pour les valeurs de radiation moindres. Ce qui s’est avéré être une erreur.

Pour mener leur étude, les chercheurs ont utilisé différentes cultures de cellules normales et cancéreuses, qui ont été irradiées par des rayons gamma, un rayonnement X et des ions de carbone. Pour tous les objets concernés et tous les types de rayonnement énumérés ci-dessus, il a été démontré qu’avec des doses supérieures à 30 centigrays, le nombre des perturbations chromosomiques dépend linéairement de la dose. En ce qui concerne les faibles doses, la dépendance revêt un caractère complexe. Sur le secteur initial de la courbe, les faibles doses de radiation provoquent une fréquence anormalement élevée des détériorations chromosomiques, et leur nombre dépasse de plusieurs fois celui du niveau de contrôle. Avec une nouvelle augmentation de la dose, la fréquence des aberrations chromosomiques diminue nettement, pour se retrouver dans certains cas pratiquement au niveau de contrôle.

Le type de détérioration des chromosomes dû à l’action de faibles doses de radiation témoigne que les mutations sont provoquées par l’action des formes actives de l’oxygène, également appelées radicaux libres. Les chercheurs pensent que c’est l’accroissement de la concentration des radicaux libres qui augmente la sensibilité de la cellule aux faibles doses de radiation. Si l’on augmente la dose de radiation, il se produit une nette activation des mécanismes de défense cellulaires, et le nombre des chromosomes perturbés baisse alors.

Les chercheurs ont étudié les conséquences de la radiothérapie (thérapie par rayons) sur des malades atteints d’un cancer de la prostate. Les travaux ont été menés en coopération avec le GSI (Centre de recherche sur les rayons lourds) de Darmstadt (Allemagne). Lors d’une irradiation thérapeutique des cellules, le sang des patients a été soumis à l’action de faibles doses de radiation. Chez les malades ayant subi une thérapie par les rayons, on a observé, même un an après, un nombre de perturbations chromosomiques dans les lymphocytes supérieur de 5 à 6 fois à la normale. Ce qui signifie que les conséquences de l’effet des faibles doses de radiation se conservent sur plusieurs générations de cellules.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63746.htm

source : nkj.ru - 3/06/2010

Email : post@jinr.ru

Le 25 juin 2010 par jjfouchet
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