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Cerveau adulte : une nouvelle source de neurones qui ouvre des perspectives

En 2003, Pierre-Marie Lledo et son équipe, à l’Institut Pasteur (unité Perception et Mémoire, CNRS URA 2182), avaient bouleversé le dogme central en neurobiologie en découvrant des cellules souches au coeur du cerveau adulte. Ces chercheurs avaient alors montré que certaines cellules non-neuronales, dites "gliales", pouvaient se transformer en neurones, ces derniers étant capables d’intégrer des réseaux cellulaires existants. L’année suivante, la même équipe allait identifier une molécule chargée d’attirer ces "néo-neurones", depuis leur zone de formation jusque dans une autre région du cerveau, le bulbe olfactif.

Publiés en ligne dans le Journal of Neuroscience, le 23 octobre dernier, les résultats de nouveaux travaux menés par cette équipe, en collaboration avec l’unité de Virologie Moléculaire et Vectorologie, dirigée à l’Institut Pasteur par Pierre Charneau, semblent particulièrement prometteurs. Les chercheurs apportent en effet la preuve que les cellules souches de type glial, capables de se transformer en neurones, sont localisées non seulement dans la zone de formation, identifiée dès 2003, mais également tout au long d’un tunnel à l’intérieur duquel migrent les nouveaux neurones, ainsi que dans le bulbe olfactif.

C’est grâce à la mise au point d’un vecteur viral capable de cibler spécifiquement les cellules gliales et de les rendre fluorescentes que les chercheurs ont pu observer et apporter la preuve de l’existence de ce phénomène. Ainsi, après avoir injecté ce vecteur dans la zone neurogénique déjà connue, puis dans de nouveaux territoires, ils ont constaté que de nombreuses régions du cerveau devenaient fluorescentes, et possédaient donc la capacité unique à produire des neurones. En outre, ces chercheurs ont également observé que l’absence de stimulation olfactive, à la suite d’une lésion de l’organe sensoriel, intensifiait la transformation des cellules gliales en neurones. Preuve que le cerveau possède des propriétés intrinsèques d’autoréparation.

Ces travaux ouvrent ainsi des perspectives intéressantes pour le développement de thérapies, notamment pour le traitement des pathologies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson ou la Chorée de Huntington.

Le 29 novembre 2008 par jjfouchet
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